Suite à la publication des deux premières parties du résumé de lecture du livre du mois ; nous vous livrons la troisième partie qui traite essentiellement de la question du physique et de sa place dans le mariage. Lisez donc 🤗 !

Chapitre 3 : Le lien au niveau du corps

L’auteur dans ce chapitre, présente différents niveaux d’appréhensions négatives possibles que l’on pourrait avoir du corps, et de la place des cinq (05) sens dans le mariage.

Le corps méprisé.

De tout temps, et parfois parmi les croyants les plus fervents, le corps a été considéré comme un obstacle qui nous sépare de Dieu, déclare l’auteur. Limité et mortel, il a été regardé comme impur et son aspect charnel a été assimilé au péché. Il a alors été méprisé comme une valeur secondaire dont on espère se débarrasser bientôt. Un tel concept n’est pas sans conséquences ; il favorise ou justifie une présentation vestimentaire négligée, une hygiène et des soins déficients, une désinvolture face aux exigences de santé, et peut entraîner des dépendances de toutes sortes. 

Le corps adulé

A l’autre extrême, nous trouvons une foule de gens qui semblent ne vivre que pour leur corps. Objet d’orgueil, de plaisir dévoyé et de commerce, on l’expose, on le compare, on le muscle à outrance, on le dope, on dépense des fortunes pour en changer la couleur ou la forme, en combattre le vieillissement et le rendre si possible éternel ; finalement, on le sert et on l’adore. Mais en tant que peuple de Dieu, nous avons une perspective biblique du corps. Nous ne devons pas négliger notre corps sous aucun prétexte, ni en tant que célibataire, ni en tant que marié; mais, en prendre soin sans tomber dans les excès. Car, notre corps est le temple du Saint Esprit comme nous l’affirme 1 Corinthiens 6 : 19 : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit… » ?

Le corps dans le couple

L’auteur présente le rôle très important que joue les cinq sens dans le mariage.

La beauté physique : la vue

Un homme est particulièrement sensible à ce qu’il voit 👀👁. Quelqu’un a dit qu’il a “de grands yeux”. Cantique 1 : 15 relatant comment un homme épris d’amour s’exprime envers sa bien-aimée, est un bel exemple illustratif : “Tu es belle, ma tendre amie, comme la cité de Tirsa-la-Jolie, ravissante comme Jérusalem, troublante comme un mirage” 😍. Cantique 1 :10 ‘‘Que tu es belle ma tendre amie, que tu es belle ! Tes yeux ont le charme des colombes’’. Cantique 4 : 7 : “Des pendants d’oreille rehaussent la beauté de tes joues, et un collier de coquillages l’élégance de ton cou ”. Cantique 7 : 2 “Tout en toi est beauté… et sans aucun défaut”. Cantique 1 : 5 “La courbe de tes hanches fait penser à un collier sorti des mains d’un artiste”. L’homme exprime l’émerveillement pour sa compagne, qui provoque son admiration, son éblouissement et son ivresse à son égard. Cet amour ❤ donne à l’héroïne du Cantique des cantiques le grand bonheur d’être libre et vraie. Elle prend conscience de sa beauté, qu’elle dit en ces termes : « J’ai beau avoir le teint bronzé, je suis jolie comme les tentes des bédouins, comme les tapisseries de luxe. Je suis une fleur de la plaine du Saron, une anémone des vallées », s’exprime t-elle dans Cantiques 1 : 5.

Et réciproquement, elle n’est pas insensible à la beauté de son compagnon. “Toi aussi, mon amour, tu es beau, tu es superbe” dit-elle ! Cantique 1 : 16. Elle parle encore de son visage, de ses cheveux, de ses yeux, de ses lèvres, de son teint resplendissant. Elle compare ses bras à un anneau d’or et ses jambes à des colonnes de marbre ; il a fière allure et la distinction des cèdres (Cantique 5 : 10-16). Pour elle, il a l’agilité d’un jeune cerf (Cantique 2 :8-9).

La beauté de l’épouse (après le mariage) est tout aussi importante que celle de la fiancée (avant le mariage). Si nous reprenons l’exemple de Rébecca, ces deux “saisons” (avant et après le mariage) sont mentionnées ainsi dans Genèse 24 : 4-16 “C’était une jeune fille très belle ; elle était vierge, et aucun homme ne l’avait connue.” Et dans Genèse 26 : 7 : “Il (Isaac) n’osait pas dire que Rébecca était sa femme, car il craignait d’être tué par ces gens à cause d’elle, tellement elle était belle“.

Malheureusement, Quelques épouses sont méconnaissables dès le retour de leur voyage de noces. Elles nous avaient habitués au rayonnement si singulier de la fiancée et les voici devenues ternes, comme si le seul but de la beauté était de trouver un mari pour ensuite ranger son charme à jamais dans l’armoire de l’oubli ! Le contraire heureusement existe aussi et de nombreuses épouses savent cultiver une beauté intérieure et extérieure, avec une élégance certaine, jusqu’à un âge avancé👸👵. Toutefois, le jeune homme qui veut réussir son mariage, doit également se souvenir que la beauté intérieure d’une femme est plus importante que sa beauté extérieure.

Le langage : l’ouïe

Si l’homme a de grands yeux, la femme, elle, a “de grandes oreilles”👂👂. La femme est particulièrement sensible à ce qu’elle entend. Comme la jeune épouse qui range son charme au retour du voyage de noces, la faute de trop de maris est de cesser de communiquer verbalement leur amour à peu près au même moment. Ces deux attitudes font partie des plus grandes erreurs qu’un jeune couple puisse commettre !

Dans Cantique 2 : 10, L’élue semble si fière et si touchée lorsqu’elle s’exclame : “Maintenant il me parle…” en disant “Que tu es belle et gracieuse, mon amour, toi qui fais mes délices”. En effet, dans Cantique 5 : 2, il l’appelle : princesse, ma tendre amie, ma colombe, ma belle, mon amour, ma promise, petite soeur, mon trésor. Ses déclarations puisent leur richesse en trois domaines : la description de l’être aimé ; la description de la création, des saisons, de leur environnement et projets communs ; puis, des noms qu’il donne à son amie. Il lui dit : “Ma colombe… montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix, elle est si agréable, et ton visage est si joli !” (Cantique 2 :14) 🕊🕊.

Le jeune homme amoureux ne tarit pas de paroles, mais l’homme marié en est trop souvent avare et parfois dès les premiers mois de mariage. La jeune épouse sera alors rapidement comme affamée et triste de ce manque de dialogue. L’homme sage doit apprendre non seulement à converser avec sa fiancée, mais surtout avec son épouse. Cette sensibilité à la parole peut cependant être fatale à la jeune fille. Combien d’entre elles se sont laissées charmer par un beau parleur qui s’est révélé être un serpent ?

L’attirance physique : le toucher

Cantique 8 :3 dit ceci : “Sa bouche est douce à mon baiser, tout en lui appelle mon désir. Voilà mon bien-aimé, filles de la capitale, voilà mon ami. Sa main gauche soutient ma tête, son bras droit m’enlace la taille.” Aimer véritablement son compagnon ou sa compagne, c’est rechercher les expressions qui satisfont l’autre. L’homme et la femme sont différents ; vouloir imposer ce que nous aimons au niveau du toucher à notre conjoint, est une pratique aussi courante qu’insensée. Chercher à découvrir ce qui le rend heureux est le défi de l’amour véritable. Une épouse, par exemple, qui couvre sans cesse son mari de bisous, alors que celui-ci y est allergique, et se néglige physiquement, alors que son mari le ressent comme un déshonneur personnel, manifeste un manque cruel d’amour vrai et de bon sens. De même un mari qui ne parle jamais tendrement à l’oreille de son épouse, ne lui fait ni compliment, ni cadeau tout en exigeant des relations conjugales fréquentes semble tout ignorer de l’amour au féminin 💔. S’il est difficile (mais non impossible) de corriger les choses après vingt ans de vie commune, il est plus facile de prendre un bon départ. Cela ne veut pas dire qu’il faille accepter n’importe quoi et devenir l’esclave des caprices de son conjoint ; mais comprenons qu’entre cet extrême et un amour insensible et égoïste, il y a un espace considérable à découvrir pour le bonheur de l’autre 💘.

Le parfum : l’odorat

Lui dans Cantique 4 :11 s’exprime ainsi : “Les vêtements que tu portes ont l’odeur des bois du Liban.” Cela signifie qu’un corps, un foyer, des vêtements qui sentent bon sont le fruit de l’amour. Cette bonne odeur suppose certainement une discipline et un travail indéniable, mais, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Ecriture (La Bible) y accorde une importance déterminante. Le parfum est comme l’expression silencieuse de l’accueil, la bienvenue et l’hospitalité. Le goût Comme nous l’avons lu, la tendresse, le respect, la reconnaissance transpirent de chaque verset de la parole de Dieu au sujet de l’intimité conjugale. La brutalité, la domination et la revendication prônées par certains cinéastes et pratiquées par de nombreux maris dénaturent et souillent l’une des plus belles choses sorties des mains du Créateur. L’Ancien Testament ne cache rien des rivalités farouches, des drames et des injustices qu’engendre la polygamie. Jamais l’Ecriture ne parle de bonheur dans ce genre de relations. L’homme n’est pas appelé à s’attacher à ses femmes, mais à sa femme ; de même la femme n’est pas appelée à s’attacher à ses maris, mais à son mari 💏.

La sécurité

D’une manière générale, l’insécurité vole tout sentiment de plénitude. La joie et l’amour fleurissent dans la paix. Comme nous le verrons plus loin, la sécurité est un élément primordial pour la femme. Cette valeur vient premièrement de son bien-aimé : son attitude, son caractère, sa parole sûre ; mais aussi : ne pas être dérangé ou menacé par qui que ce soit ou quoi que ce soit.

L’intimité d’un couple grandit sainement quand elle se vit en harmonie avec l’assurance d’avoir fait le bon choix. Par la suite, l’amour conjugal s’épanouira d’autant mieux que les fréquentations et les fiançailles auront été vécues dans le respect de l’autre. Le déchaînement actuel des médias sur le sexe demande un effort supplémentaire à tous ceux qui veulent marcher dans la droiture et rester libres de penser et d’agir.

A très bientôt pour la partie 4 !

OLIDI

Crédit photo:  istock

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