L’absence des femmes au processus décisionnel constituera un frein à la prévention et à la lutte contre le fléau sécuritaire[1].

Selon Mme Tandolembaï, sécrétaire de la ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté[2], section Tchad : « la femme doit bâtir la paix dans sa famille à tout prix et avant tout. A partir de l’allaitement, l’enfant doit recevoir des paroles d’amour qui formeront son caractère ». La femme peut et doit semer des graines de tolérance dans le cœur des enfants, futurs adultes, par une bonne approche dans l’éducation qu’elles donnent en tant que mères, enseignantes et membres des médias, la paix que pilier de la famille. Ainsi, la femme burkinabè contribuera au processus de paix, de sécurité et cohésion sociale par la paix. 

Généralement très actives dans les associations communautaires, professionnelles et les organisations de la société civile, les femmes sont les premières personnes à comprendre ce qui se passe au niveau communautaire mais aussi dans le cercle familial. Elles peuvent repérer le premiers signes de radicalisation chez leurs enfants ou amis de ceux-ci, lancer l’alerte, sensibiliser leur communauté, détecter les attitudes à risques même chez leur mari. Très vite, leur endoctrinement peut être connu et « rattrapé ». Il est donc important de les informer, éduquer et sensibiliser sur toutes formes de violences qu’elles peuvent détecter puis éviter en tant que mère, épouse, sœur.

En outre, il est crucial qu’elles soient associées aux décisions prises, au mécanisme d’éducation et de dé-radicalisation, que leur autonomie financière soit renforcée car l’insécurité prospère dans de nombreuses zones du fait de la pauvreté, que soit développées des campagnes de sensibilisation sur le territoire national qui seront en partie animées par elles-mêmes auprès des jeunes qui sont susceptibles d’être embrigader dans des « groupements occultes ».

Enfin, renforcer l’effectif des femmes dans les forces armées et les faire participer à des postes de commandement de l’armée, des postes de responsabilité dans les instances nationales et sous régionales serait un atout considérable pour accentuer son rôle dans le combat pour la cohésion sociale.

Le chemin de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale passera nécessairement par la femme[3].

OLIDI

Crédits photo: Assemblée Nationale Burkina, quotidien d’information via le net, Google.


[1] Propos de Baby Hassia, spécialiste Genre régionale d’ONU-femmes au secrétariat permanent du G5 sahel lors de la tenue du dialogue de haut niveau pour la promotion du leadership féminin dans les questions de paix et sécurité dans les pays du G5 sahel, tenu à Bamako du 21 au 22 février 2017.

[2] La ligue internationale des femmes pour la paix et la sécurité est une organisation fondée en 1915 pour œuvrer pour la paix et pour la participation de la femme à ce processus en vue d’assurer la sécurité.

[3] Amina Sissoko, directrice du programme Afrique de l’institut open Diplomacy

(Visited 41 times, 1 visits today)