Dans la suite du résumé du livre du mois de Juin, que nous vous présentons, l’auteur aborde des questions très pertinentes telles que la gestion des finances, la belle famille, les convictions religieuses, les caractères différents et de l’intimité dans le couple.

Chapitre 8 « Si seulement j’avais su qu’il fallait établir un budget pour bien gérer notre argent ».

L’auteur donne ci-après, quelques pistes très simples qui ont évité des ennuis à de nombreux couples :

« Notre argent » : construire l’unité

Mettez-vous d’accord sur le fait qu’après le mariage, vous ne parlerez plus de « mon argent » et de « ton argent », mais de « votre argent ». Le mariage implique de partager vos revenus et de réfléchir à ce que vous voudrez faire de votre argent. Cela signifie aussi que les éventuelles dettes de chacun deviendront « vos dettes à tous les deux » et que vous devrez établir un plan de remboursement. De même, les économies de chacun deviendront « vos économies à tous les deux ». Si vous n’êtes pas prêts pour ce genre d’unité, alors vous n’êtes pas prêts pour le mariage.

Economiser, donner, dépenser

Pour parvenir à une vision commune sur la question des finances, vous devez déterminer ensemble quel pourcentage de vos revenus vous voudrez allouer à l’épargne, à la libéralité et à vos dépenses courantes. L’auteur encourage les couples à adopter ce qu’on appelle le « plan 10-10-80 ».

  • L’épargne : Prévoir 10% de votre revenu pour l’épargne. Elle permet de disposer d’une réserve en cas d’urgence, comme en cas de maladie ou de licenciement. Aussi, elle permet de mettre de l’argent de côté pour les achats importants (Maison, Voiture…).
  • Les dons : On peut ensuite allouer les 10% suivants aux dons que l’on pense faire. Les gens les plus heureux au monde ne sont pas les plus fortunés, mais ceux qui ont appris à donner avec joie pour aider les autres. Actes 20 :35 nous dit « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ».
  • Dépenser : Les 80% restants sont à partager entre la maison ou le loyer, le paiement des factures courantes (eau, électricité…), les dépenses pour les déplacements, l’habillement, l’ameublement, la nourriture, les loisirs, etc…

Souvent, les jeunes couples font l’erreur d’acheter ou louer une maison qui est au-dessus de leurs moyens. Il est conseillé de ne pas dépasser plus de 40% du revenu total pour le loyer et les différentes factures courantes. De même, faire les courses avec sagesse peut permettre de réaliser des économies importantes. Un autre sujet extrêmement important dont il faut discuter en couple est celui du crédit. « Achetez maintenant, payez plus tard ! » entend-on partout aujourd’hui. Mais ce qu’on ne nous dit pas, c’est qu’en payant plus tard, on paye beaucoup plus. Certains conseillers financiers sont d’avis que les couples ne devraient jamais acheter à crédit. Pourquoi achetons-nous à crédit ? Parce que nous voulons maintenant ce que nous n’avons pas les moyens de nous offrir maintenant. En ce qui concerne l’achat d’une maison, c’est différent ! Les biens absolument indispensables sont relativement peu nombreux. Réjouissez-vous de ce que vous avez aujourd’hui, puis convenez entre vous que vous ne ferez jamais un achat important sans en parler.

Chapitre 9 : « Si seulement j’avais su que le plaisir sexuel n’est pas forcément réciproque »

Personne ne m’avait dit que les hommes et les femmes sont différents. J’ignorais presque tout de la sexualité féminine. J’aurais souhaité savoir que les hommes sont concentrés sur les rapports sexuels, tandis que les femmes accordent davantage d’importance à la relation. Si donc la relation a été brisée par des paroles dures ou un comportement irresponsable, l’épouse aura vraiment du mal à désirer se donner à son mari. Pour elle, les relations sexuelles sont un acte profondément intime qui est l’expression d’un amour véritable. J’aurais bien aimé savoir avant de me marier, avoue l’auteur, que pour l’épouse, les moments qui précèdent l’acte conjugal ont beaucoup plus d’importance que l’acte en lui-même. Si le mari et la femme ne sont pas d’accord sur une expression sexuelle particulière, il faut qu’ils en parlent.

Chapitre 10 : « Si seulement j’avais su que j’épouserai aussi une famille ».

En épousant celui que vous aimez, vous avez aussi épousé sa famille. Il y a des domaines dans lesquels il est important d’apprendre à se comprendre et à trouver un terrain d’entente dans votre contact avec vos beaux-parents. Vos beaux-parents auront des attentes, et si vous n’avez pas cherché à faire leur connaissance avant le mariage, vous risquez d’être « pris par surprise ». Il est aussi possible, explique l’auteur, que vos beaux-parents respectifs aient des comportements qui vous agacent ou qui vous dérangent. Vos beaux-parents seront peut-être aussi profondément attachés à des principes religieux qui diffèreront des vôtres. Il y a aussi la nécessité d’apprendre à écouter vos beaux-parents en essayant de réellement comprendre ce qu’ils pensent. Un autre aspect important, est la nécessité d’apprendre à parvenir à un accord lorsqu’il y a des divergences de vue. L’écoute et le respect mutuels favorisent le consensus. Enfin, il faut savoir que pour développer de bonnes relations avec des beaux-parents, il faut généralement y consacrer du temps et des efforts.

Chapitre 11 : « Si seulement j’avais su que la vie chrétienne ne se résume pas à aller à l’église ».

La question des convictions religieuses de chacun doit être une des premières à aborder pour un couple qui envisage le mariage. Il est important de vous demander : nos convictions sont-elles compatibles ? Sommes-nous sur la même longueur d’onde ? Car, les divergences de vue entre des époux sur le plan spirituel peuvent provoquer des conflits conjugaux. C’est pourquoi dans la plupart des religions, on encourage les gens à se marier avec des personnes de même conviction. Vous devez échanger sur les questions suivantes : Quelle est votre conception de Dieu ? A quelle dénomination appartenez-vous ? Qu’est-ce qu’un chrétien ?

Vous marier simplement parce que vous êtes « amoureux » sans tenir compte de ce qu’impliquent vos différences sur le plan des convictions religieuses est un signe d’immaturité. Par conséquent, si la personne que vous envisagez épouser n’est pas de la même confession que vous, l’auteur encourage vivement à étudier ensemble la doctrine sur laquelle reposent vos confessions respectives, puis à discuter de ce qui les sépare. Il est donc important que vous preniez vraiment le temps d’y réfléchir avant de vous engager dans le mariage. Il est donc essentiel de savoir quel genre de chrétien(ne) est la personne que vous fréquentez. Quel est son niveau de consécration et d’engagement dans l’église ? la foi est-elle pour lui(elle) quelque chose d’important ? Et quel impact a-t-elle sur sa vie personnelle ? pensez-vous avoir suffisamment en commun avec cette personne sur le plan spirituel pour parvenir à une unité une fois que vous serez mariés ?

Chapitre 12 : « Si seulement j’avais su que le tempérament d’une personne influe grandement sur son comportement »

Pessimiste ou optimiste ?

Considérons une autre différence dont les couples ne sont généralement pas conscients avant le mariage : le caractère pessimiste et le caractère optimiste, qui sont d’ailleurs facilement attirés l’un vers l’autre. Le premier voit les problèmes, le second les possibilités. Ce dernier a tendance à prendre des risques parce qu’il est convaincu que tout ira bien. Il y a de grandes chances que cette différence de caractère engendre également des désaccords dans le domaine de la gestion financière. L’optimiste aura tendance à être un investisseur audacieux, prêt à prendre des risques élevés si cela peut lui rapporter beaucoup. Son épouse, quant à elle, préférera peut-être investir dans des marchés plus stables et plus sûrs. Si le mari se lance dans un investissement à haut risque, cela lui causera quelques insomnies. Et si l’opération tourne mal, elle lui reprochera d’avoir agi de façon imprudente avec leur argent. Lui, de son côté lui en voudra de ne pas le soutenir dans ses projets et lui reprochera de les « priver » du succès. Pour éviter les tensions liées à ces différences de tempérament, il est nécessaire que l’un et l’autre cherchent à se comprendre, acceptent qu’ils sont différents et ne se condamnent pas pour ce qu’ils sont. Ensuite, ils doivent trouver un consensus, une solution qui satisfasse chacun.

Ordonnés ou désordonnés ?

Certaines personnes adoptent la devise : « Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place ». D’autres en revanche, ne voient pas la nécessité de ranger leurs outils ou leurs habits. Ne vous voilez pas la face pendant la période des fréquentations. Regardez dans quel état se trouve son appartement ou sa voiture et vous saurez vite s’il est ordonné ou pas. Si vous êtes différents, c’est le moment de discuter. Regardez la réalité en face et décidez. Loquaces ou introvertis ? Certains parlent librement de tout, d’autres sont plus réfléchis, introvertis et expriment moins facilement leurs pensées et leurs sentiments. Si vous avez épousé un homme introverti, vous devez accepter de vivre avec quelqu’un qui n’exprime pas facilement tout ce qu’il pense et ressent. La plupart des introvertis sont ouverts aux questions et prêts à parler si on les y invite.

Flegmatiques ou dynamiques ?

La personne flegmatique aura tendance à réfléchir, à analyser les choses, à envisager les différentes éventualités et à attendre qu’une chose qu’elle désire se produise. Sa devise sera : « tout vient à point pour celui qui sait attendre ». Pour la personne dynamique et entreprenante, chaque journée est une nouvelle occasion de poursuivre ses objectifs. Elle fonce pour obtenir ce qu’elle veut ou ce qu’elle croit être juste, ou encore pour faire en sorte que les choses se passent comme elle pense qu’elles doivent se passer. Elle utilisera tous les moyens, retournera chaque pierre et fera tout ce qui est humainement possible pour atteindre les buts qu’elle s’est fixé dans la vie. Une fois que l’enthousiasme suscité par la passion amoureuse du début a disparu, la personne passive s’oppose plus souvent aux initiatives de son conjoint entreprenant et elle peut se sentir dominée. La personne fonceuse quant à elle, peut se sentir frustrée, et l’hésitation de son époux (se) peut finir par l’agacer. Mais il faut pour cela que chacun y mette du sien. Ainsi, ils apprennent à se compléter au lieu de s’irriter de ce qui les sépare sur le plan du caractère.

Rationnels ou intuitifs ?

Certaines personnes ont un raisonnement extrêmement logique. En procédant par étapes, elles parviennent à une conclusion qui leur semble s’imposer. D’autres « sentent » simplement ce qu’ils convient de faire dans une situation donnée. Elles ne peuvent pas vous dire pourquoi ni comment elles sont arrivées à cette conclusion ; elles ont juste la conviction que c’est la bonne décision. Après le mariage, lorsqu’on est placé face à la réalité de la vie, ce désir de se faire mutuellement plaisir n’est plus aussi naturel. Quand les différences se manifestent, la personne qui est attachée à son raisonnement logique a tendance à faire pression sur l’autre pour la conduire à considérer les choses comme elle les voit. Si vous voulez forcer l’autre à rentrer dans votre moule, cela risque de provoquer bien des conflits.

Organisés ou spontanés ?

La personne organisée s’intéresse aux détails, tandis que la personne spontanée ne s’en préoccupe pas. La première est habituée à planifier les choses, alors que l’autre agit parfois sur « le coup ». Discutez-en avant le mariage…

En guise de conclusion, l’auteur encourage les célibataires à garder en mémoire les conseils donnés dans ces pages du livre, car ils pourront servir plus tard. Vous avez maintenant une vision plus réaliste de ce qu’il importe de considérer avant de vous engager dans le mariage, dit-il ! si vous fréquentez, l’auteur encourage à discuter des thèmes abordés ici avec votre fiancé(e) ; cela vous permettra de mieux vous connaitre. Soyez tous deux ouverts et honnêtes et acceptez de voir la réalité en face.

OLIDI

Crédit photo : Istock

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